Entre le bio et le commerce équitable de nombreux labels sont à decrypter, nous allons dans ce dossier vous expliquer :
- le label bio ou AB
- les labels bio en cosmétique
- le label bio européen
- les labels du commerce équitable
ACTE 1: Le label bio ou AB
Image de ACTE 1: Le label bio ou AB et Les labels
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D’utilisation volontaire, la marque
AB permet aux professionnels qui le désirent et qui respectent ses règles d’usage d’identifier de manière spécifique leurs produits.
Elle guide le consommateur et facilite son choix grâce à une reconnaissance visuelle rapide.
Propriété exclusive du ministère français en charge de l’agriculture qui en définit les règles d’usage, la marque AB garantit à la fois :
- Un aliment composé d’au moins 95% d’ingrédients issus du mode de production biologique, mettant en œuvre des pratiques agronomiques et d’élevage respectueuses des équilibres naturels, de l’environnement et du bien-être animal.
- Le respect de la réglementation en vigueur en France.
- Une certification placée sous le contrôle d’un organisme agréé par les pouvoirs publics français, répondant à des critères d’indépendance, d’impartialité, de compétence et d’efficacité tels que définis par la norme européenne EN 45011.
D'après le baromètre CSA/Agence Bio 2007, 4 Français sur 5 connaissent la marque AB et 83% des consommateurs l'utilisent comme repère lors de l'achat de produits biologiques.
Source: Achetons de la Cosmétique bio édition Minerva
ACTE 3: Le label europeen
Image de ACTE 3: Le label europeen et Les labels
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Un label européen, associé à de nouvelles normes a été décidé par le Conseil des ministres de l'Agriculture des 27.
Il sera obligatoire sur les emballage à partir du 1er janvier 2009 (la date a été repoussée au
1er janvier 2010 ; le logo sera dessiné par des étudiants en design), date d'entrée en vigueur du règlement 834/2007 du 12 juin 2007. Il doit aider les consommateurs dans toute l’Europe à reconnaître plus facilement les produits « bio ». Cependant cette nouvelle réglementation remet tout en cause : Vote du nouveau réglement sur l'agriculture biologique.
Un compromis a permis :
- que les labels nationaux puissent y être adjoints,
- de renforcer le règlement européen précédent (de 1991) ; le produit fini devra contenir au moins 95% (en masse) d'ingrédients biologiques pour bénéficier de cette appellation, au lieu de 70% antérieurement.
- que le lieu de production soit indiqué sur l'étiquette,
- que les produits bio importés de pays hors de l'UE soient soumis aux mêmes règles que les produits européens.
Ce label a été immédiatement controversé pour deux raisons :
- parce qu’il est moins exigeant que les labels existant de certains pays (label bio français notamment), risquant de tirer vers le bas le niveau de qualité de certains produits. Les amis de la Terre et d'autres ONG dénoncent le fait qu'il autorise les pesticides et que la Commission s'aligne ainsi "sur les exigences des multinationales et veut rabaisser l'agriculture bio au niveau de l'agriculture dite « raisonnée » qu'elles soutiennent" . Cette ONG juge que ce règlement est contraire au principe de liberté de choix pour le consommateur, qui ne pourra plus savoir s'il mange ou non des OGM.
- parce qu’il tolère une teneur maximum de 0.9 % en OGM, moyennant que le producteur soit en mesure de prouver que cette contamination est non intentionnelle. Les détracteurs des OGM estiment ce taux suffisant pour favoriser une large contamination de l’agriculture, y compris biologique par des transgènes, ce qui à terme ferait perdre le label bio à de nombreux agriculteurs bio. La commission, malgré l’opposition de la Belgique, de la Grèce, de l’Italie et de la Hongrie n'a pas retenu l'avis des députés européens qui s'étaient eux prononcés pour un taux près de 10 fois plus bas (0,1 %).
Ce sont de plus les producteurs qui devront prouver (Cf. analyses coûteuses et difficulté de la preuve) que la contamination ne résulte pas d'une négligence de leur part.
La commission estime pour sa part que ce taux suffit à protéger les producteurs de bio de contaminations accidentelles par des OGM).
Réactions : Greenpeace a dénoncé cette tolérance qui "ignore les préférences des consommateurs, qui sont prêts à payer pour avoir de la nourriture de haute qualité, sans OGM, et il met en danger le secteur de l'agriculture biologique", dénonce dans un communiqué, alors que Les Amis de la Terre et le Bureau européen pour l'Environnement (BEE), dans un communiqué commun ont estimé qu’au lieu d'accepter cette tolérance, "l'UE doit mettre en place une législation pour protéger les agriculteurs de la pollution par les OGM",